jeudi 29 novembre 2012

Arthur Rimbaud - Voyant aux semelles de vent. Biographie en ebook. Extraits

Arthur Rimbaud - Voyant aux semelles de vent, par François Ducray, éditions eFeuilles, collection Les Bios Épiques - Une heure pour lire une vie, est disponible en ebook. Vous pouvez télécharger (le téléchargement est immédiat après achat) ce récit biographique au choix en trois formats : ePUB, MOBI, PDF. En voici des extraits.

ARTHUR_RIMBAUD_BIOGRAPHIE_EBOOK
Arthur Rimbaud, Aden, Abyssinie, 1880.
14 juillet 1870. Trois semaines avant les vacances, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Plein de mépris pour le “patrouillotisme” ambiant, Arthur se sent pousser des ailes : quelle que soit l’issue de ce conflit “idiot”, il a la certitude que beaucoup de choses vont basculer. D’ailleurs, dès août, les défaites françaises s’accumulent.

Le 25 du même mois, il envoie à Georges Izambard une lettre fébrile et lui confie ses plus récents poèmes. Puis, le 29, il s’évade de Charleville encerclé - mais surtout de chez sa mère. Pas pour longtemps - sitôt débarqué à Paris, sa jeunesse d’allure le fait cueillir à la gare; il trépignera cinq jours en prison. Mais, symboliquement, il a passé la porte. Il la repassera, dans les deux sens, jusqu’à la fin. Charleville est un “trou”, l’affaire est entendue. Pas Roche - pas plus que Vitalie ne se réduit à “Mother”. Et puis, il y les sœurs tendrement aimées, et le brave Ernest Delahaye, l’éternel confident.

Le monde, néanmoins, est désormais partout ailleurs. Et commence à Paris. La guerre, qui ravage tout, a au moins pour mérite de tenir closes les écoles qu’elle submerge : le Collège reste fermé à la rentrée d’automne, son naguère meilleur élément n’y reparaîtra pas. Enseveli sous les lauriers académiques, Arthur ne désire plus que ceux dont se parent eux-mêmes les poètes. Ne désire plus que désirer et l’être.

Alors il fugue. Fume la pipe. Boit de la bière. Et quand on le ramène, il recommence, allant chaque fois un peu plus loin. Dans “le vice”, comme Baudelaire ? Ou vers la liberté, comme Villon ? Il ne sait ; s’en fiche et s’en grise : il y va ! En janvier 1871, quatre mois après l’abdication de “Badinguet”, Paris n’a toujours pas capitulé. Les Prussiens la bombardent. Le gouvernement et les nantis se réfugient à Versailles. Les ouvriers, les artisans s’estiment trahis par des tractations d’armistice entre l’occupant et les “Versaillais” : la révolte gronde.

Le 25 février, arrivée d’Arthur par le train - il a payé son billet en vendant sa montre. Le 10 mars, il rentre à Charleville à pied, définitivement acquis aux idéaux révolutionnaires qu’il a pu déchiffrer dans les nombreuses “gazettes rouges” circulant dans la capitale. Huit jours plus tard éclate l’insurrection de la Commune de Paris. Arthur écrit Chant de Guerre parisien, brûlot communard.

Début mai, ce sont les lettres où il proclame qu’il “faut être voyant”, qu’il “travaille à (se) rendre voyant”. Fin mai, c’est la “semaine sanglante”, l’impitoyable massacre des insurgés par l’armée versaillaise, sous l’œil goguenard des bataillons prussiens. En juin, accablé, Arthur supplie Izambard et son ami Paul Demeny de faire disparaître tous les écrits qu’il leur a adressés. S’ils avaient obéi, ce qui précède Une Saison en Enfer et Les Illuminations n’aurait jamais vu le jour.

Ces extraits font partie de Arthur Rimbaud - Voyant aux semelles de vent, par François Ducray, disponible à l'achat ici .
Ce récit fait aussi partie du recueil Cinq plumes françaises (Rimbaud, Apollinaire, Vian, Desproges, Dard), dans la collection Les Bios Epiques, aux éditions eFeuilles. Pour commander ce recueil, rendez-vous ici.


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